Quelle pause déj’ es-tu ?

Définition d’une pause déj’

La pause déj’, au boulot, c’est LE moment, censé être cool, qui rythme ta journée.
Déjà parce que la pause déj′ symbolise une sorte de «bascule» vers l’après-midi, ce qui signifie que tu as écoulé une partie de ta journée de dur labeur; mais aussi tout simplement parce que c’est une pause, pendant laquelle tu peux en plus bouffer, ce qui allie deux plaisirs pour le prix d’un.

Mais au bureau, il y a moultes façons de consommer sa pause déjeuner. Alors toi, quelle pause déj’ es-tu ?

Le coucou suisse

À midi pile, réglé comme une horloge, tu te mets en branle dans l’idée te diriger au plus vite vers un lieu distribuant de la nourriture.
À 12h02, tu es en train de faire le tour des bureaux pour rameuter d’éventuels compagnons de déjeuner.
à 12h10 tu es devant ton assiette / barquette / Tupperware prêt à consommer ton déjeuner. Tu tiens à tes petites habitudes, possible que tu sois routinier également dans la façon de boire ton café ?

Le M13

Sans sushis, point de salut : tu es accro au riz recouvert de poisson cru. Tous les jours, tu fais mine de regarder attentivement le menu du traiteur japonais tenu par des chinois à côté du bureau. Au final, tu commandes toujours la même chose mais tu aimes cette impression, à chaque déjeuner, que si tu voulais, tu pourrais changer.
Tu affectionnes les sushis, notamment parce que c’est healthy, mais craques souvent sur un petit supplément brochettes boeuf fromage (cette spécialité TYPIQUEMENT  japonaise…) qui ruinent à elles seules tous tes efforts diététiques.
Tu dégustes souvent ton déjeuner devant ton ordi, pour ensuite directement jeter ta barquette dans la poubelle à côté de ton bureau, ce qui donnera une délicieuse odeur poissonnée à ton environnement de travail pour le reste de l’après-midi.

L’esquimau

Adepte des plats cuisinés surgelés, à chaque déjeuner, tu dégaines ta barquette congelée. Tu te régales donc quotidiennement de mets aux noms dignes de restos étoilés tels que des «suprêmes de volailles aux morilles du sud-ouest» ou autres «compotée de Saint-Jacques saisies dessus-dessous».
Au final, une fois sorti des 5min30 de micro-ondes réglementaires, ce que tu as dans ta barquette a toujours la même tête, ainsi que le doux fumet qui s’en dégage, identique quel que soit le plat choisi.

Le lapin

Même trip diet que le sushi, mais selon toi, en encore plus healthy : tu aimes manger de la verdure. Tu es accro aux formules salades livrées au bureau et as l’impression, à chaque déjeuner, de gagner un combat contre la malbouffe et le laisser-aller en restant fidèle aux crudités.
En vérité, tu te rues littéralement sur le pauvre bout de pain offert avec la livraison, qui sera ton seul vrai allié pour tenir jusqu’au dîner.

Le solo

Il ne s’agit ici pas tant de ce que tu as dans ton assiette, mais d’avec qui tu le partages. Personne, justement, car pour toi, le plus important dans la pause déj’, est bel et bien la notion de pause, qui signifie, à tes yeux, faire aussi un break de tes petits compagnons de bureau.
Tu fuis donc en catimini entre 12 et 2, personne ne te voit partir, personne ne sait jamais où tu vas, mais tu es toujours de retour à ton poste pour 14h. Les moments de convivialité au déjeuner, très peu pour toi… (continues-tu à faire l’autiste pendant les pauses café ?)

L’artisan

La formule boulanj est une arnaque bien connue des abords de bureau. Soit tu as de la chance et tu as un boulanger médaillé d’or de la baguette tradition à côté de ton bureau, soit tu as tout simplement quelqu’un qui n’a rien d’un artisan mais qui a senti le bon filon en ouvrant une «boulangerie» dans une zone de bureaux offrant peu de choix de restauration, et étant donc sûr que même en faisant mal, il aurait des clients.
Pour faire court, tu te rabats donc régulièrement sur la formule déjeuner de cet établissement qui a le mérite de proposer un menu bon marché comprenant, pour un prix défiant toute concurrence : un sandwich, une boisson et un dessert.
À toi donc le mauvais jambon beurre avec charcuterie sous vide et plaquettes de beurre d’1 cm d’épaisseur disséminées dans du pain décongelé. Et bien sûr le délicieux fromage blanc bon marché et son coulis de framboises industriel pour finir le «repas» en beauté.

Le killer

Au-delà de ne pas te respecter toi, tu ne respectes pas les autres. Adepte de la junk food, tu craques régulièrement pour un gros kebab ou un bon Macdal.
Mais ce serait trop simple pour toi de déguster ces merveilles au sein des établissements qui les concoctent. Tu mets ainsi un point d’honneur à revenir les savourer au bureau, embaumant des open spaces entiers avec des odeurs de grillades douteuses et de frites clownesques.
Parfois, par pseudo-respect, tu t’enfermes, avec tes congénères de fortune, dans une salle de réunion pour déjeuner afin d’épargner tes voisins de bureau. Ceux qui auront le malheur d’utiliser la dite salle après ton passage mourront asphyxiés dans d’atroces souffrances.

Le bon vivant

Pour toi, une pause déj’ ne se fait sûrement pas sur un coin de table, devant un écran ou dans les locaux de ton entreprise.
Tu aimes célébrer chaque déjeuner comme il se doit et as tes habitudes au bistrot du coin où tu te régales quotidiennement du plat du jour et tutoies le patron qui te réserve la même table à chaque déjeuner.

Le retardataire

Personne ne sait ce que tu traficotes au moment de la pause déj′ mais tu te retrouves toujours à bouffer à 14h30 une fois que tout le monde a repris le boulot.
Au-delà du fait que tu es soupçonné d’adopter cette tactique pour simuler un emploi du temps over booké (à chaque personne qui te vois déjeuner en décalé devant ton ordi tu réponds : «je suis sous l’eau, pas encore eu le temps de déjeuner»), tu as cette fâcheuse habitude de débarquer avec ton plat odorant dans l’open space, ce qui passé 14h30 peut être assez écœurant / irritant pour tes congénères…

Le Tupperware addict

Tu es super organisé et arrive chaque matin avec ton petit Tupperware dont tu dégusteras le contenu pour le déjeuner après son passage quasi systématique par le micro-ondes. Mais au sein de cette catégorie Tupperware, vous êtes plusieurs…
Il y a ceux qui se préparent des trucs de fou, en passant la journée du dimanche à cuisiner leurs déjeuners pour toute la semaine, sortes de Bree van der Kamp de la pause déj’.
Il y a ceux qui prennent les restes de leur dîner de la veille et descendent donc déjà pas mal en sexyness concernant le contenu de leur Tupperware.
Et enfin il y a ceux qui y mélangent sans ménagement toutes sortes de restes plus ou moins récents «pour ne pas gâcher», à base de macédoine du dimanche, coquillettes jambon du petit qu’il n’a pas fini la veille et fin des épinards du dîner. L’odeur qui se dégage de leur Tupperware est toujours indéfinissable et, il faut l’avouer, cette technique de «fourres-y tout», n’aide vraiment pas à redorer le blason un peu vieilli du Tupperware.

Le planqué

Tu es un petit veinard, ou pas… car parfois c’est imbouffable et cela te rappelle juste de mauvais souvenirs d’enfance, mais tu as une cantine d’entreprise. Tous les jours, ton sort est donc plié.

Et toi, as-tu une autre façon bien à toi de faire ta pause déj ??

Tu peux retrouver cet article de Latte sans Sucre dans la section « c’est la vie du bureau » du HuffPost

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5 Comments
  • Greg
    novembre 13, 2014

    Le Siesteur.

    Je me casse du bureaux des la cloche de midi. Je descend dans la rue, je prends le premier sandwiche que je vois et je retrouve tres vite ma bagnole, mon sandwiches déjà à moitié avalé en route.

    Je mets mon alarme pour 14h00 – moins le temps que ça m’a pris de retrouver ma caisse. J’allume la radio avec des tubes douces pour effacer le brouhaha de dehors. Et je dors.

    L’alarme sonne et je fonce au bureau l’aire de rien.

    Pour qu’un collègue me fasse savoir toute de suite que j’ai une trace rouge le long de ma joue gauche ou j’ai sommeillé contre la porte de la voiture, et une fillé de bave sèche de l’autre.

    Succès. Particulièrement pratique pour ceux avec la tête dans le cul.

  • Miss Stiletto
    novembre 13, 2014

    Coucou suisse ! Sans hésitation ! Quelle rigolade devant mon écran. J’ai pu mettre un visage devant chaque cas de figure ! Trop drôle, merci ! Bises 🙂

  • Ledi
    décembre 12, 2014

    Excellentissime! je vais pouvoir donner un surnom à chacun de mes collègues; quant à moi je pioche un peu dans chacun des profils! la sieste dans la bagnole, j’en rêve mais comment faire, la fenêtre du DG donne sur le parking!

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