Quel collègue de transports es-tu ?

Situation

En allant ou en rentrant du bureau, après avoir pénétré dans ton métro/bus/tramway/train, tu t’aperçois qu’un des tes collègues se trouve juste à côté de toi. Malheureusement, il s’agit de ce collègue à qui tu n’as strictement rien à dire et qui ne va pas tarder à te voir vue votre proximité.

Alors, dans ces cas-là, quel collègue de transports es-tu ?

L’agent secret

Tu prends le premier journal qui te tombe sous la main et te mets à le lire, à l’ancienne, l’intégralité du papier devant le visage. Tu estimes ainsi mimer à la perfection celui qui n’a rien vu, bien trop plongé dans sa lecture et espères : 1) te cacher et, 2) dissuader ton collègue de venir te parler tellement tu as l’air absorbé par les news du jour.

Le smartphone addict

Collègue repéré = smartphone sorti illico et yeux rivés sur l’écran. Certes tu ne te caches pas mais tu mises ici sur le fait que ton collègue n’a pas non plus envie de te parler et sera soulagé de se dire que tu ne sembles pas l’avoir vu. Tu t’en sortiras avec un bon mal de cou dû aux 30 minutes passées sans lever les yeux de ton écran, mais avec une conversation pesante et sans intérêt en moins.

Le standardiste

Il y a eu un eye contact avec ton collègue qui commence donc à dangereusement se rapprocher de toi : tu es foutu. Te vient alors l’idée de génie de décrocher ton téléphone comme si tu avais un appel important et, tout en parlant dans… le vide, de regarder ton collègue d’un air entendu car tu es maintenant visiblement occupé et ne peux donc pas lui faire la conversation. Cette méthode de sioux nécessite en revanche ABSOLUMENT d’être sur silencieux, car si ton téléphone sonne pendant ton faux coup de fil tu te ridiculiseras totalement.

Le verso

Une fois le collègue identifié tu lui tournes aussitôt et allègrement le dos, l’air de rien, comme si tu cherchais ta position, priant pendant tout le reste du trajet pour qu’il ne vienne pas te taper sur l’épaule.

L’évaluateur

La situation a fait que tu n’avais pas d’autre choix que d’engager la discut’ avec ton collègue et les sujets de conversation s’essoufflent déjà au bout d’une station : l’expérience vire au pénible. C’est le moment où tu lances, pseudo-innocemment, un «tu descends où ?» à ton collègue, histoire d’évaluer la durée du calvaire. Si tu décomptes plus de stations en commun que le supportable, tu n’hésites pas à dire que tu descends à la prochaine, quitte à remonter quelques wagons plus loin ou à attendre le prochain train.

Le littéraire

Après avoir joué des coudes pour trouver une place assise, te délectant à l’avance de pouvoir lire ton bouquin peinard et confortablement installé pendant tout le trajet, tu te retrouves assis juste en face de ton collègue. Là, tu ne laisses alors aucun champ des possibles à un quelconque engagement de la conversation. Tu lâches un «ah salut !» souriant mais furtif et plonge ensuite direct le nez dans ton livre. Pris de court, il y a peu de chance que ton collègue fasse du forcing pour te taper la discut’…

L’escargot

Nous parlons ici plus d’un cas où tu es aux abords du dit transport (quai, changement, trajet bureau/station) et où tu aperçois ton collègue juste devant toi. Si tu continues à marcher au même rythme tu vas le rattraper et inévitablement devoir te coltiner les banalités d’usage. S’ensuit alors la technique dite de l’escargot, consistant à considérablement ralentir ton allure, à la limite du surplace s’il le faut, afin de ne jamais arriver au niveau du collègue embarrassant.

Buzz l’éclair

Même situation que précédemment, technique inverse. Le but est ici de faire penser que tu es ultra pressé et que tu n’as d’ailleurs même pas vu le collègue que tu dépasses. Tu le distances donc en courant limite, de préférence avec un air paniqué qui te rendra plus crédible. À part s’il te surkiffe littéralement, peu de chance que ton collègue se mette à courir derrière toi pour te rattraper !….

Le foireux

Tu tournes la tête, toujours pendant ces fameux trajets inter-transports, et a, par inadvertance, un eye contact avec un collègue juste derrière toi. Là, tu te mets à presser le pas de façon aussi abrupte qu’intense, feignant de ne pas t’être aperçu de la proximité de ton voisin de derrière. Ce n’est pas discret et pas crédible une seule seconde mais cela te permettra cependant de passer ton trajet tranquille.

Le chasseur

Tu es ce collègue trooop content de croiser un des siens dans les transports. Absolument redoutable, tu identifies ta proie de loin et est prêt à fendre la foule pour venir lui taper la causette pendant tout le trajet.

Le finaud

Tu viens au bureau par tes propres moyens.


Et toi, as-tu une autre technique infaillible ?

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8 Comments
  • Laurence
    novembre 4, 2014

    Ah bravo pour cet Open Test très complet et super bien vu ! J’ai personnellement testé pas mal de ces options et la dernière reste quand même la meilleure.
    Je me permets d’ajouter la technique qu’on pourrait appeler « Agent double » qui préconise de rester TOUJOURS sur ses gardes avant de monter dans le dit transport, en balayant rapidement le wagon/rame des yeux afin d’identifier le collègue avec qui on ne veux pas passer le trajet, voir une fin de trajet à pied qui peut s’avérer encore plus douloureuse.
    NB : S’assurer de ne pas être trop près du bord du quai de manière à choisir de façon tout à fait naturelle le wagon/rame dans lequel il n’y a pas le collègue.

    • Latte sans Sucre
      novembre 4, 2014

      C’est vrai que cette méthode que nous pourrions qualifier de « préventive », applicable le matin sur le chemin du boulot, est plus que judicieuse ! Merci Laurence

  • Laurence
    novembre 4, 2014

    C’est fin, ça se mange sans faim …
    Allez une autre proposition : La technique « Overbookée merde »
    Il est l’heure de quitter son poste, on a fermé tous les logiciels et on s’apprête à ranger son bureau rapidos et tiens ! Qui voilà ? Le collègue qui se pointe (dans un bureau cette technique est plus simple à appliquer) »Tu prends le tram/métro ? »
    On est bon pour réouvrir machinalement tous les logiciels et lui répondre du tac au tac « Euh, non, ne m’attends pas j’ai pleiiin de taaaaf  » (en insistant pas mal sur les derniers mots pour être plus crédible)

    • Latte sans Sucre
      novembre 4, 2014

      Haha, très bien vu en effet cette astuce est redoutable et on en a tous un jour usé ! Et l’on est toujours d’ailleurs bien saoulé de se retrouver à faire des « heures sup » juste pour ne pas rentrer avec son collègue relou… 😉

    • chlo
      novembre 7, 2014

      Très très bon ! Je suis définitivement une finaude! Mais j habite à 5 min de mon taf donc autant te dire que ce problème devient mon quotidien…

  • Cam
    novembre 4, 2014

    Il m’est arrivé de descendre 4 stations avant et de me taper 20 minutes de marche pour éviter un collègue pénible. J’ai finalement opté pour la technique de la tête dans le sac à main: « mais ou ai-je donc rangé ces fichues clés!! ». Attention, cette technique ne fonctionne pas avec une minaudière…

    • Latte sans Sucre
      novembre 5, 2014

      Très très bon la technique tête dans le sac ! Ne marche en effet pas avec une minaudière et difficile aussi pour les mecs qui ont moins souvent des sacs car le fouillage intempestif de poche pendant 10 minute peut virer chelou !… 😉

  • Greg.
    novembre 7, 2014

    Le Paniqueur!

    C’a m’est réelement arrivé de faire le paniqueur.

    Au premiere ‘eye contact’ avec le collegue en question, en rentrant dans le wagon du metro, mon corps réagi sans reflechir. Mes mains commencent a tapper mes fesses et ma poitrine pour chercher ma/mon/mes portefeuille/portables/clés etc. Ma tete prend un aire affollé et je sorts en courant sur le quai.

    Deux pas plus tard je ‘retrouve’ ma/mon/mes portefeuil/portable/clés ‘perdu(es)’. En simulant un enorme soupire de soulagement, pour le cas ou le collegue me vois toujours, je rentre dans le prochain wagon en paix.

    On peut se servir qu’une fois de cette technique par collegue.

    Font chiers les collegues.

    Vous etes libre de corriger les accents et la grammaire de ce texte(Rosbif).

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