Le nouveau collègue

Qui est le nouveau collègue du bureau ?

Définition

Le nouveau collègue est celui qui vit son premier jour dans l’entreprise. Il va se faire juger et scruter minutieusement par tous ses collaborateurs déjà en place.
Lui, sera en opération séduction pour faire la meilleure impression possible.

Description

Le nouveau collègue est souvent beaucoup trop souriant. Voulant paraître sympathique, il aura en fait l’air soit un peu niais, soit suspicieusement hypocrite avec son sourire Colgate scotché sur la tronche.

Habitat

Très souvent, le nouveau collègue reprend un bureau occupé par un prédécesseur. Très souvent, ce dernier a laissé toutes ses merdes, allant du mouchoir sale au trognon de pomme moisi dans le tiroir. Et très souvent, le nouveau collègue a du matos un peu pourri, genre chaise de bureau qui ne roule plus ou téléphone défectueux. En effet, il n’est pas rare que des fournitures en piteux état soient subtilement échangées par les habitants de l’open space pendant le laps de temps où le bureau est resté inoccupé.
Parfois, cependant, le nouveau collègue bénéficie d’outils flambant neufs : nouvel ordi, chaise ergonomique et smartphone dernier cri. Il suscitera alors la jalousie viscérale de ses camarades de bureau qui se traînent avec leurs fournitures obsolètes. Ça ragotera sec derrière son dos : «  encore heureux qu’il bosse bien, vu les outils qu’il a… »

Caractère

On l’a dit, le nouveau collègue est prêt à tout pour faire bonne impression. Son syndrome de premier de la classe pourra cependant s’avérer beaucoup trop tendant. Hyper challenging, il croira pouvoir révolutionner la boîte en une journée et commencera même à te donner des leçons sur ta façon de bosser. Insupportable.

Rapport aux autres

Le nouveau collègue, toujours dans cette optique d’opération séduction, s’intéresse à tout le monde sans exception. N’aie crainte, dans quelques semaines il sera comme toi, blasé et étroit d’esprit.

Utile

Le nouveau collègue est accueilli comme le messie s’il s’agit d’une création de poste ayant pour but d’alléger la charge de travail de l’équipe. Il n’échappera cependant pas à la fourberie de ses collaborateurs. En effet, il se verra refiler tous les dossiers pourris, ses compagnons de bureau lui faisant évidemment croire qu’il s’agit-là de « très beaux projets ».

Nuisible

Le nouveau collègue peut s’avérer redoutable lorsqu’il s’agit d’un carriériste aux dents longues. Prêt à tout pour briller et évoluer, il risquera de mettre en exergue le fait, par son travail volontaire, que tu n’en foutais pas une avant son arrivée. Les planqués à tendance zoneur d’open space ont ainsi toutes les chances de se faire démasquer.

Comment l’apprivoiser

Deux techniques s’opposent.
Si tu vois l’arrivée du nouveau collègue comme une valeur ajoutée, tu vas tout faire pour le mettre à l’aise. Devenant à ton tour égérie Colgate, tu vas l’accompagner dans cette première journée sous le signe du sourire forcé. Le but : te vendre comme une personne smart, cool et brillante.
Si tu te sens menacé par cet intrus, l’approche sera toute autre. Tu prêteras une attention distraite à son arrivée, faisant mine d’être trop occupé pour marquer le coup. Ton intention sera de montrer que toi, tu es là pour bosser et que tu en connais un rayon. Tu feras preuve d’un manque de volonté honteux lorsqu’il te demandera de l’aide ou des explications. Bref, tu le laisseras dans la merde pour l’empêcher de briller.

Caractéristique

Le nouveau collègue est toujours super à l’heure, bien habillé et bien peigné. Il ne prend pas de pause déj’ à rallonge et est le dernier à se casser du bureau. On parie que ça ne va pas durer ?

Durée de vie

Une journée, voire une semaine. Passé ce délai, le nouveau collègue sera rentré dans le train-train de la vie de bureau et n’excitera plus personne. En revanche, pendant quelque temps encore , dès qu’il y aura un problème sur un dossier, Il sera automatiquement accusé. Dans le monde de l’entreprise, les derniers arrivés et les derniers partis sont des proies faciles et ont de ce fait souvent tort.

Et toi, ton nouveau collègue, tu le kiffes ?

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Les excuses pour procrastiner au boulot

Il y a des excuses que l’on se donne en sachant très bien, au fond de nous-même, que l’on est d’une mauvaise foi caractérisée.
Et des prétextes pour procrastiner, la vie de bureau t’en sert un paquet, sur un plateau.
Voici la liste non exhaustive des raisons bidon pour ne rien glander au boulot :

Le problème informatique

« Internet ne marche pas » ou « il y a un souci avec le serveur » sont du pain béni pour toute personne qui a décidé de ne pas bosser. Là, pas si pressé de régler le problème, tu appelleras mollement le service informatique en croisant les doigts pour que l’équipe soit débordée.

La panne de café

« La machine à café est hors service ». La bonne excuse pour procrastiner de bon matin. Comme par hasard, tu deviens alors cette personne qui ne peut pas se mettre à bosser avant d’avoir bu son café. Tu vas aux autres étages pour aller en chercher un, tu parles de la panne à tous les collègues croisés, et te démènes pour te renseigner sur le problème technique auprès de la maintenance. Bref, tu déploies des trésors d’imagination dans le simple et unique but de procrastiner.

Le mauvais timing

« Ça va,  je suis large ». Cette auto-persuasion, sous-entendant que tu as raison de ne pas bosser parce qu’il te reste plein (trop) de temps, est un grand classique. Elle te promet à coup sûr de te retrouver surstressé comme jamais au moment où il faudra boucler ledit projet.
Dans la rubrique timing, il y a aussi le ridicule : « ça ne vaut pas la peine que je commence quelque chose maintenant ». Parce que : «  j’ai une réunion dans 30 minutes » ou « je pars bientôt déj’ »,  par exemple . Nous pouvons juste ici statuer sur le fait que tu es une grosse feignasse.

Le ressenti gênant

On parle ici de tout ce qui visiblement t’empêche viscéralement de te mettre à bosser. La palette est large et va du « j’ai froid », au « j’ai faim », en passant par le «ça sent mauvais dans l’open space».

Le moral en berne

Imparable est le joker du : « c’est pas mon jour ». Cette excuse magique est censée mettre en avant le mal-être inextricable qui t’assaille. Devant ce constat sans appel, il est évidemment bien plus sage de procrastiner et ne pas bosser…

Les jeux de pouvoirs

Ici, deux points de vue s’opposent tout en se rejoignant dans l’art de procrastiner.
L’un peut se dire : « c’est moi le boss ». Cette observation te permet de ne pas en foutre une ramée. Au pire, il y aura tes collaborateurs pour trimer à ta place.
De l’autre côté un bon « mon boss est pas là donc je glande » est un argument imparable.

La « maladie »

« J’ai mal au cœur », « j’me sens pas bien », « je crois que je couve quelque chose ». Tu es trop mal, vraiment, tu ne peux pas bosser.

Et toi, quelles sont tes excuses pour procrastiner au bureau ?

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