DIY : les pires réunions au travail

Petit Do It Yourself de bureau un peu particulier sur le blog aujourd’hui.
Si tu as envie de te mettre tes collègues à dos (et pourquoi pas ?), voici les étapes nécessaires pour y parvenir. En effet, tu t’apercevras vite que de leur coller des réunions bien relou dans les pattes a un gros potentiel antipathique.

Matériel nécessaire

Pour ce DIY il te faut :
un sujet, sur lequel tu baseras la dite réunion. Soit dit en passant, pour une bonne performance d’énervement de collègue de bureau, tu peux le choisir bien flou et sans utilité précise. Cela te permettra d’attiser encore l’aigreur des participants. Car ils auront ainsi, en plus de ta réunion foireuse, la délicieuse impression de perdre leur temps : rage intérieure garantie !
– une liste de collègues de bureau à convier à la dite réunion. Pas tes meilleurs potes d’open space du coup, ce DIY diabolique ayant pour but d’exaspérer les participants.
Nous pouvons maintenant aborder les 5 astuces implacables pour organiser les pires réunions au travail.

La réunion à l’heure du déj’

Latte sans Sucre

Cette réunion a l’énorme avantage de sucrer la pause déj’ des participants. Si tu peux, en plus, l’organiser à la dernière minute, c’est encore mieux. En effet, tes collègues seront ainsi dans l’obligation pénible d’annuler précipitament les éventuels déjeuners qu’ils avaient prévus.
La réunion à l’heure du déj’ a également la particularité d’engendrer un dilemme bien sympa du style « est-ce que je vais me chercher à bouffer avant ou après la réu ? ».
S’il y va avant, ton collègue se retrouvera à gober un sandwich en 2 minutes, dans la rue, sur le chemin du retour de la boulangerie. Et s’il attend la fin du meeting, il y a de fortes chances qu’il soit trop tard pour sortir acheter quelque chose et qu’il se retrouve dans l’obligation de se rabattre sur un snack dégueu au distributeur du bureau.
Des petits détails qui, mis bout à bout, font de la réunion à l’heure du déj’ un supplice efficace.

La réunion surpeuplée

DIY : les pires réunions au travail

Le but de cette réunion est simple : convier un maximum de personnes dans l’espace le plus restreint possible.
Réserve donc une salle dont la capacité est bien en deçà du nombre de participants et, le moment venu, laisse la magie opérer.
Dans un premier temps, tu assisteras à une délicieuse chasse aux tabourets. La salle prévue ne comptant que peu de places assises, les participants devront donc partir tour à tour en quête de quelque chose pour s’asseoir.
Une fois tout ce petit monde gentiment entassé, n’hésite surtout pas à sadiquement couper la clim’. Une salle surpeuplée et non ventilée est le combo parfait pour une réunion d’enfer.

La réunion « politique »

DIY : les pires réunions au travail

Il ne s’agit pas tant ici du lieu que du sujet de la réunion.
Une réunion politique est par définition une réunion qu’il faut faire pour être bien vu aux yeux de la direction. Le but est donc d’y convier un maximum de collègues prétextant un sujet soit-disant primordial.
En réalité, le sujet en question ne concerne et n’intéresse que très peu de monde. De plus, pour une raison obscure, la réunion « politique » a cette fâcheuse tendance à durer des plombes.
Quel meilleur moyen de tendre tes collègues de bureau que de leur pomper 4 heures de taf pour un sujet soporifique dont ils n’ont rien à foutre ?

La réunion à la machine à café

DIY : les pires réunions au travail

Cette réunion vient chambouler le symbole de détente qu’est la pause café dans la vie de bureau. Elle a de plus l’énorme avantage de mettre mal à l’aise les participants, MAIS AUSSI les collègues autour qui subissent un meeting qui ne les concerne pas.
En effet, côté participants, rien de plus relou que de se coltiner une réunion dans ce lieu non approprié. Il n’y a nulle part où s’asseoir, ils doivent prendre des notes en équilibre sur leur cahier, tout en tenant maladroitement un gobelet de café. Car quel non sens de faire une réunion à la machine sans se prendre « un petit café » ! Café dont ils n’ont d’ailleurs pas forcément envie mais qui leur donne  la contenance nécessaire aux vues du lieu choisi.
Et de l’autre côté, quoi de plus pénible pour le commun des collègues venu se faire sa petite pause café que de se voir imposer une réunion au sommet. Gêné et ayant l’impression de déranger, il sera obligé de détaler vite fait.

La réunion à répétition

DIY : les pires réunions au travail

Il s’agit ici de cette réunion que tu as déjà l’impression d’avoir faite cent fois. Elle est comme un mauvais rêve qui se répèterait encore et encore. Le sujet a déjà été abordé et les questions déjà réglées. Pour un effet garanti, n’hésite pas à balancer des phrases du genre « attends, tu veux bien répéter ? Je voudrais être sûr de bien comprendre !… »
La réunion à répétition a donc cette capacité à cumuler les sources de tensions. Elle donne d’abord l’impression affreuse aux participants de littéralement perdre leur temps. Elle provoque ensuite des montées de rage intérieures à l’égard de l’organisateur. Et enfin, elle n’est absolument pas constructive et provoque cette douce sensation de faire du surplace.
Tout les éléments sont donc réunis pour composer une formidable machine à frustrations.

Résultat final

Tu as maintenant quelques astuces bien senties pour organiser les pires réunions au travail et tendre un max les collègues de bureau que tu as dans ton collimateur.

Et toi, as-tu d’autres exemples des pires réunions au travail ?

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Cet article a également été publié sur le HuffPost « c’est la vie de bureau »

Grand moment de solitude au bureau

Nous avions déjà abordé le sujet des faux tabous en entreprise. Ces histoires de braguette ouverte ou de salade dans les dents dont aucun de tes collègues ne daigne te mentionner l’existence. Ce qui provoque, une fois rentré chez toi, un grand moment de solitude lorsque tu réalises que tu as passé la journée ainsi.
Mais il s’agit aujourd’hui du grand moment de solitude au bureau. Cet instant où tu réalises en direct que quelque chose de honteux est en train de t’arriver.
Tu ne vois pas du tout de quoi il s’agit ? Si tu te reconnais dans au moins deux des situations suivantes, tu passes haut la main le test des abonnés du grand moment de solitude au bureau.

L’aérophagie rebelle

Test : grand moment de solitude au bureau

Quel habitant d’open space n’ a pas un jour eu à gérer cette situation de crise. Et une mauvaise gestion se traduit malheureusement toujours par une charmante intervention sonore de ta part.
Mais alors que faire ?
T’excuser semble la pire des solutions. L’avantage de l’open space étant de décupler le nombre de coupables potentiels, pourquoi te lancer dans une autodésignation ?…
T’insurger en mode « mais qu’est-ce que c’est que ce bruit ? » paraît également un peu risqué. C’est bien connu que dans les situations suspectes, le premier à s’indigner est souvent le coupable idéal.
La meilleure alternative serait donc de faire comme si de rien n’était. Continue ton activité en cours sans marquer le moindre temps d’arrêt, et tâche de ne pas rougir.

L’éternuement fou

Test : grand moment de solitude au bureau

L’éternuement fou est une belle saloperie. Il se pointe comme un banal « atchoum » sans t’avertir un instant que tu aurais mieux fait de te moucher avant.
Tu te retrouves donc illico avec une morve au nez digne des plus grands muséums, sans un mouchoir à l’horizon, bien évidemment. Inutile de préciser que, pour que ce grand moment de solitude au bureau soit parfait, l’éternuement fou intervient uniquement lorsque tu es entouré d’un ou plusieurs collègues.
Tu donneras donc à ces derniers le spectacle honteux de ton départ paniqué, le nez dans les mains, à la recherche de la boîte du Kleenex la plus proche…

L’ami imaginaire

Test : grand moment de solitude au bureau

Ah, cette sympathique ambiance d’open space où tout le monde s’alpague d’un bureau à l’autre ! On se parle sans se voir, séparés par de simples écrans.
Du coup, quand ton cher compagnon de bureau installé en face de toi te demande comment ça va, tu lui sers volontiers une tirade conviviale sur tes derniers états d’âme. Jusqu’à ce que le malotru te coupe la parole… et que tu réalises qu’il est en fait au téléphone et ne s’adresse pas du tout à toi.
Deux cas de figure sont ici possibles.
Soit ton voisin d’en face ne s’est pas rendu compte que tu lui avais répondu. Fais alors profil bas, trace ta route, et prie pour que tes collègues alentour n’aient pas relevé ton grand moment de solitude au bureau.
Soit ton collègue te lâche un pesant et sadique : « non mais c’est pas à toi que je parle ». Là, quoiqu’il arrive, l’humiliation est faite et tu as juste envie de courir t’enfermer aux toilettes pour le reste de la journée.
Morale de l’histoire : quand un compagnon de bureau dont tu ne vois pas le visage te demande comment tu vas, cela vaut le coup de te lever 2 secondes pour faire un check et t’assurer qu’il s’adresse bien à toi.

La verve salivaire

Test : grand moment de solitude au bureau

En pleine conversation avec un collègue, tu es plutôt confiant et même satisfait de la pertinence de tes propos. Quand soudain, c’est le drame.
Pour une raison obscure, ta bouche décide de se transformer en mitraillette à salive. Et tu observes, impuissant, une flopée de gros postillons t’échapper et partir directement, telles des fusées, en direction de ton interlocuteur.
Là encore, deux solutions sont possibles.
Soit ton collègue ne semble pas avoir remarqué l’attaque salivaire que tu lui as menée. Dans ce cas, tu peux t’abstenir de t’excuser. Mais sache tout de même qu’il sera alors très dur de détacher ton attention des boulettes de salive qui te nargueront, ostentatoirement coincées dans la mèche de cheveux et/ou sur la manche de la veste de ton interlocuteur.
Soit ton crachat de lama n’a échappé à personne et il ne te reste plus qu’à t’excuser. Est-il nécessaire que tu te lances dans le nettoyage des postillons sur ton collègue ? Le débat est ouvert…

La chute

Test : grand moment de solitude au bureau

Tu viens de malencontreusement chuter devant tes collègues. Cette situation provoque à elle-seule une série de grands moments de solitude au bureau.
1) Tu t’es fait peur et tu as crié en tombant. Cela a eu non seulement le parfait avantage d’attirer l’attention d’un max de collègues sur ta petite cascade, mais aussi de faire découvrir au plus grand nombre tes talents cachés de castafiore, que tu avais soigneusement gardés pour toi jusqu’ici.
2) La position dans laquelle on se retrouve juste après avoir chuté est souvent des plus grotesques. Tu verras donc tous tes collègues inquiets accourir vers toi, alors que tu as une patte en l’air et la face contre terre. Bref, tu viens de perdre toute ta dignité.
3) Ce moment où, bien trop gêné par l’attention beaucoup trop grande qui t’est portée, tu te relèveras rapidement et l’air de rien, sera aussi un grand moment de solitude au bureau. En effet, pour écourter au plus vite l’épisode, tu prétendras que vraiment, tout va bien. Tu te seras en réalité fait atrocement mal quelque part. Mais, pour garder la face, tu t’efforceras de repartir, digne, sans boîter, en serrant les dents pour contenir le gémissement de douleur provoqué par chacun de tes pas.

Le rire porcin

Test : grand moment de solitude au bureau

Un grand classique animalier dont nous avons presque tous été un jour victime.
Dans un élan de bonne humeur bureautique, tu te laisses aller à un éclat de rire décontracté. Quand ce dernier décide soudainement de se transformer en grognement de cochon animal et sonore… En l’espace de quelques secondes, tu deviens donc irrémédiablement le « collègue au rire porcin » aux yeux de tes congénères.
Reminder : éviter de rire à gorge déployée au beau milieu de l’open space, un accident est si vite arrivé…

Le hoquet chelou

Test : grand moment de solitude au bureau

Le hoquet chelou peut te prendre en traître à tout moment de la journée. Que ce soit au beau milieu d’une phrase ou d’un grand silence, tu t’entendras soudainement laisser échapper un « hic » sonore et peu raffiné.
Tu es ici invité à te reporter à la rubrique « aérophagie rebelle » du début de l’article, dont les solutions proposées sont à peu près applicables à cette problématique hoquet.

Les écouteurs traîtres

Test : grand moment de solitude au bureau

Aujourd’hui, tu as besoin d’être dans ta bulle et, armé de tes écouteurs chéris, te lances du bon son dans les oreilles pour te booster à bosser.
Mais voilà, tes écouteurs favoris ne semblent pas si isolants que ça. Traduction : tes collègues entendent très distinctement ce que tu écoutes.
Pas grave, nous diras-tu. En mélomane averti, tes goûts musicaux sont d’une excellence et d’un raffinement redoutables.
Oui, sauf que généralement, ce genre de mésaventure arrive systématiquement quand tu écoutes  « le Petit Bonhomme en Mousse » ou « Ma Meilleure Amie » de Lorie

La gastro

Test : grand moment de solitude au bureau

Cette satanée gastro est, il faut bien l’avouer, un bon générateur de moment de solitude au bureau. Car on le sait, une bonne gastro se veut bruyante et odorante.
Dans le cas de toilettes mal isolés de l’open space, tu deviendras le joueur d’un délicieux concerto pour tous tes collègues avoisinants.
Si ton entreprise compte trop d’employés pour trop peu de toilettes, tu peux donc compter sur une file d’attente systématique dans ce haut lieu de retrouvailles. Tu te verras donc laisser ta place au suivant, sachant très bien que tu lui ouvres les portes d’un univers intenable.
Et tant d’autres situations gênantes que seuls des problèmes digestifs peuvent provoquer….

Et toi, quel grand moment de solitude au bureau as-tu déjà connu ?

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La bonne galère du tutoiement au travail

Définition

Tutoiement au travail = casse-tête intégral si la décontraction ne coule pas naturellement dans tes veines et/ou si aucun de tes ingrats de collègues ne t’a mis au courant des us et coutumes de l’entreprise sur le sujet.

Description

Le tutoiement au travail peut être considéré comme une personnalité bureautique à part entière, tant il est capable de te pourrir l’existence.
En effet, hormis dans les boîtes de gros cool où le «tu» est comme une seconde nature, le tutoiement au travail peut devenir ton pire cauchemar.

Rapport aux autres

Tu es nouveau dans ton entreprise et tes charmants collègues n’ont pas trouvé meilleur bizutage que d’omettre de te briefer sur les règles syntaxiques en vigueur. Viendra donc rapidement ce moment où tu devras prendre une décision par toi-même, concernant un éventuel tutoiement.
Et là, si tu fais le mauvais choix, c’est le drame ! Car dès lors que tu as employé le «vous»,  il devient quasi impossible psychologiquement de revenir au «tu».
Genre blocage du cerveau, en mode «Oh la la, si cette personne se rend compte que je passe du «vous» au «tu» elle va se dire que je prends grave la confiance».
Théorie que tu te feras un plaisir de conforter par des analyses du style : «en plus, cette personne ne m’a pas repris quand je l’ai vouvoyée donc maintenant je n’ose plus switcher».
Ce qui finira immanquablement, quand tu réaliseras que tu es le seul de la boîte à la vouvoyer, par une intelligente conclusion du style : «elle ne peut pas me blairer, c’est sûr».
Enfin, pour couronner le tout, ce vouvoiement intempestif te forgera, au choix, une solide réputation de lèche-bottes, ou de coincé du cul ou, jackpot, des deux !…

Comment l’apprivoiser

Le tutoiement au travail peut poser problème envers un supérieur hiérarchique qui en impose et/ou a une sacrée différence d’âge avec toi.
Il s’agit donc de ne surtout pas te laisser impressionner par ton interlocuteur en te rabattant lamentablement sur un vouvoiement de dernière minute, que nous pourrions qualifier de vouvoiement de mauviette.
Quitte à répéter la phrase que tu dois dire à cette personne 1000 fois dans ta tête auparavant, garde donc bien en mémoire  qu’IL FAUT QUE TU LA TUTOIES.
N’oublie jamais que ta première approche définira toutes les autres. Détendu ou polar : choisis ton camp.

Caractéristique

Il y a cependant un piège qu’il faut éviter à tout prix avec le tutoiement au travail. En effet, ne pense jamais qu’employer le «tu» équivaut à un laissez-passer pour la familiarité.
Car autant le vouvoiement peut griller tes cartouches de coolitude en quelques secondes, autant l’excès d’aisance peut rapidement être embarrassant pour tout le monde. Reminder : les personnes que tu tutoies ne sont pas forcément tes potes !

Nuisible

Dans l’extrême inverse, si ton blocage avec le tutoiement persiste, tente de ne pas en rajouter une couche. En effet, certains, non contents de se démarquer par leur absence de «tu», s’évertuent en plus à faire péter des «monsieur» et «madame» aux collègues qu’ils vouvoient.
Vigilance donc, car à part consigne stricte sur le sujet, c’est too much ! Il est grand temps de remballer ton manuel de bonnes manières de Nadine de Rothschild : has-been, on te dit.

Et toi, as-tu déjà galéré avec ces histoires de tutoiement au travail ?

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