La Gueule de Bois au Bureau en 9 étapes

Concept

Hier soir, tu es allé rejoindre quelques amis « juste pour boire un verre ». Bonhomme allant, tu as évidemment commandé beaucoup plus qu’un verre, sans rien avaler d’autre, bien sûr, qu’une poignée de mauvaises cacahuètes…
Fort de tous ces breuvages alcoolisés, et à jeun, tu as commencé à être réellement «on fire», avec ce sentiment que la nuit t’appartenait.
La suite, on la connaît. Après avoir écumé, dans une euphorie amicale, multitude d’autres bars, tu as finis en boîte jusqu’a 4h du mat’, en pleine semaine donc, commandant intelligemment une dernière vodka Get 27 pour la route, 5 minutes avant de rentrer te coucher.

Matériel nécessaire

Pour une gueule de bois au bureau digne de ce nom, il te faut une envie de mourir à la sonnerie de ton réveil au matin, avec impossibilité absolue de finauder un arrêt maladie de dernière minute.

Étape N°1

Le réveil. À la sonnerie de ce dernier, tu as cette très désagréable sensation de n’avoir aucune idée du jour qu’on est, et crois même, l’espace d’un instant, que tu es en weekend.
Mais, pauvre de toi, tu réalises brutalement que nous sommes bel et bien en pleine semaine, que tu dois aller bosser et que tu es même déjà à la bourre.

Étape N°2

La préparation. Trop en speed pour avaler un quelconque petit déj’, tu pars au bureau ventre à terre, à jeun, avec une gueule de déterré et une association de vêtements plus que douteuse, conséquence directe de ton cerveau anesthésié qui n’a pu supporter le trop gros effort intellectuel consistant à la composition d’une tenue digne de ce nom.
Tu quittes donc ton domicile d’un pas rapide mais peu assuré, et avec l’haleine fétide.

Étape N°3

Le trajet. L’espace d’un moment, dopé par l’adrénaline de ton départ précipité, tu te sens beaucoup mieux et te félicites même d’être un warrior pouvant sans aucun problème mener de front une vie nocturne dévergondée et une vie professionnelle accomplie. Profite, ce sentiment, fugace, ne va pas durer.

Étape N°4

L’arrivée au bureau. Encore en mode maître du monde dans ta tête, tu débarques frais et dispo, et te diriges guilleret vers la machine à café, pour te procurer le coup de fouet dont tu as besoin.
Et là, c’est le drame. L’odeur de mauvais café te donne des hauts-le-coeur et fait redescendre d’un coup d’un seul ton pseudo bien-être.
Tu te rabats fissa sur un Coca au distributeur, ce qui te fera instantanément griller par 90% de tes collègues. Un coca de bon matin, tout le monde sait ce que ça signifie…

Étape N°5

La descente aux enfers. Ca y est, c’est le début de la fin, à partir de maintenant ta journée va être très, mais alors très longue.
Lire tes mails te donne envie de vomir, répondre au téléphone te donne la migraine, ne rien faire te donne des vertiges, bref, tu es foutu. Pour feindre l’occupation, te vient l’idée lumineuse de te lancer dans des échanges électroniques avec tes compagnons d’ivresse de la veille pour chercher un peu de solidarité à base de « au bureau, au bout du rouleau », « moi aussi, on n’a pas triché hier », « gnihihihi » et autres considérations de haut vol.
Passées ces 10 minutes d’accalmie, la descente aux enfers continue.

Étape N°6

Tu te rends compte que tu empestes l’alcool, juste après qu’un collègue soit rentré dans ton bureau lâchant innocemment un « ça sent bizarre ici, non ? ».

Étape N°7

Le déjeuner, sorte de lumière au bout du tunnel. Tu es persuadé que te remplir l’estomac va te remettre d’aplomb illico.
Vues les circonstances, tu as bien évidemment envie de quelque chose de bien fat, en mode killer de la pause déj’. Tu fais donc la commande la plus sale de ta vie et dévores un Macdal gargantuesque, à base de 2 menus maxi avec nuggets et autres mignardises en supplément, aucun sens…
Il fallait s’y attendre, passée la satisfaction des premières bouchées, tu te rends finalement compte que c’était en fait une sacre idée pourrie, puisque maintenant tu es nauséeux, parce que tu as trop bu la veille, MAIS AUSSI parce que tu as trop bouffé au déjeuner.

Étape N°8

La somnolence. Tout le reste de l’après-m’, tu vas lutter contre le sommeil, alternant présence symbolique à ton bureau et power naps aux toilettes.
Le temps s’écoulera à une lenteur dépassant l’entendement, et chaque fois que tu regarderas l’heure dans l’espoir de voir qu’il est bientôt temps de partir, tu réaliseras avec désarroi qu’une seule minute est passée depuis la dernière fois que tu y as jeté un œil.

Étape N°9

La délivrance. Dès que l’horloge affichera l’heure minimum décente pour partir du bureau, tu te casseras sans demander ton reste et opteras, éventuellement même, pour un retour en taxi, tellement tu te sens mal.

Résultat final

Tu as le sentiment d’avoir passé une des pires journées de ta vie et a du bosser, en cumulée, maximum 20 minutes. Tu t’es senti tellement mal aujourd’hui que tu t’es bien sûr promis de ne plus JAMAIS te retrouver dans la même situation… jusqu’à la prochaine fois !

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Quelle pause déj’ es-tu ?

Définition d’une pause déj’

La pause déj’, au boulot, c’est LE moment, censé être cool, qui rythme ta journée.
Déjà parce que la pause déj′ symbolise une sorte de «bascule» vers l’après-midi, ce qui signifie que tu as écoulé une partie de ta journée de dur labeur; mais aussi tout simplement parce que c’est une pause, pendant laquelle tu peux en plus bouffer, ce qui allie deux plaisirs pour le prix d’un.

Mais au bureau, il y a moultes façons de consommer sa pause déjeuner. Alors toi, quelle pause déj’ es-tu ?

Le coucou suisse

À midi pile, réglé comme une horloge, tu te mets en branle dans l’idée te diriger au plus vite vers un lieu distribuant de la nourriture.
À 12h02, tu es en train de faire le tour des bureaux pour rameuter d’éventuels compagnons de déjeuner.
à 12h10 tu es devant ton assiette / barquette / Tupperware prêt à consommer ton déjeuner. Tu tiens à tes petites habitudes, possible que tu sois routinier également dans la façon de boire ton café ?

Le M13

Sans sushis, point de salut : tu es accro au riz recouvert de poisson cru. Tous les jours, tu fais mine de regarder attentivement le menu du traiteur japonais tenu par des chinois à côté du bureau. Au final, tu commandes toujours la même chose mais tu aimes cette impression, à chaque déjeuner, que si tu voulais, tu pourrais changer.
Tu affectionnes les sushis, notamment parce que c’est healthy, mais craques souvent sur un petit supplément brochettes boeuf fromage (cette spécialité TYPIQUEMENT  japonaise…) qui ruinent à elles seules tous tes efforts diététiques.
Tu dégustes souvent ton déjeuner devant ton ordi, pour ensuite directement jeter ta barquette dans la poubelle à côté de ton bureau, ce qui donnera une délicieuse odeur poissonnée à ton environnement de travail pour le reste de l’après-midi.

L’esquimau

Adepte des plats cuisinés surgelés, à chaque déjeuner, tu dégaines ta barquette congelée. Tu te régales donc quotidiennement de mets aux noms dignes de restos étoilés tels que des «suprêmes de volailles aux morilles du sud-ouest» ou autres «compotée de Saint-Jacques saisies dessus-dessous».
Au final, une fois sorti des 5min30 de micro-ondes réglementaires, ce que tu as dans ta barquette a toujours la même tête, ainsi que le doux fumet qui s’en dégage, identique quel que soit le plat choisi.

Le lapin

Même trip diet que le sushi, mais selon toi, en encore plus healthy : tu aimes manger de la verdure. Tu es accro aux formules salades livrées au bureau et as l’impression, à chaque déjeuner, de gagner un combat contre la malbouffe et le laisser-aller en restant fidèle aux crudités.
En vérité, tu te rues littéralement sur le pauvre bout de pain offert avec la livraison, qui sera ton seul vrai allié pour tenir jusqu’au dîner.

Le solo

Il ne s’agit ici pas tant de ce que tu as dans ton assiette, mais d’avec qui tu le partages. Personne, justement, car pour toi, le plus important dans la pause déj’, est bel et bien la notion de pause, qui signifie, à tes yeux, faire aussi un break de tes petits compagnons de bureau.
Tu fuis donc en catimini entre 12 et 2, personne ne te voit partir, personne ne sait jamais où tu vas, mais tu es toujours de retour à ton poste pour 14h. Les moments de convivialité au déjeuner, très peu pour toi… (continues-tu à faire l’autiste pendant les pauses café ?)

L’artisan

La formule boulanj est une arnaque bien connue des abords de bureau. Soit tu as de la chance et tu as un boulanger médaillé d’or de la baguette tradition à côté de ton bureau, soit tu as tout simplement quelqu’un qui n’a rien d’un artisan mais qui a senti le bon filon en ouvrant une «boulangerie» dans une zone de bureaux offrant peu de choix de restauration, et étant donc sûr que même en faisant mal, il aurait des clients.
Pour faire court, tu te rabats donc régulièrement sur la formule déjeuner de cet établissement qui a le mérite de proposer un menu bon marché comprenant, pour un prix défiant toute concurrence : un sandwich, une boisson et un dessert.
À toi donc le mauvais jambon beurre avec charcuterie sous vide et plaquettes de beurre d’1 cm d’épaisseur disséminées dans du pain décongelé. Et bien sûr le délicieux fromage blanc bon marché et son coulis de framboises industriel pour finir le «repas» en beauté.

Le killer

Au-delà de ne pas te respecter toi, tu ne respectes pas les autres. Adepte de la junk food, tu craques régulièrement pour un gros kebab ou un bon Macdal.
Mais ce serait trop simple pour toi de déguster ces merveilles au sein des établissements qui les concoctent. Tu mets ainsi un point d’honneur à revenir les savourer au bureau, embaumant des open spaces entiers avec des odeurs de grillades douteuses et de frites clownesques.
Parfois, par pseudo-respect, tu t’enfermes, avec tes congénères de fortune, dans une salle de réunion pour déjeuner afin d’épargner tes voisins de bureau. Ceux qui auront le malheur d’utiliser la dite salle après ton passage mourront asphyxiés dans d’atroces souffrances.

Le bon vivant

Pour toi, une pause déj’ ne se fait sûrement pas sur un coin de table, devant un écran ou dans les locaux de ton entreprise.
Tu aimes célébrer chaque déjeuner comme il se doit et as tes habitudes au bistrot du coin où tu te régales quotidiennement du plat du jour et tutoies le patron qui te réserve la même table à chaque déjeuner.

Le retardataire

Personne ne sait ce que tu traficotes au moment de la pause déj′ mais tu te retrouves toujours à bouffer à 14h30 une fois que tout le monde a repris le boulot.
Au-delà du fait que tu es soupçonné d’adopter cette tactique pour simuler un emploi du temps over booké (à chaque personne qui te vois déjeuner en décalé devant ton ordi tu réponds : «je suis sous l’eau, pas encore eu le temps de déjeuner»), tu as cette fâcheuse habitude de débarquer avec ton plat odorant dans l’open space, ce qui passé 14h30 peut être assez écœurant / irritant pour tes congénères…

Le Tupperware addict

Tu es super organisé et arrive chaque matin avec ton petit Tupperware dont tu dégusteras le contenu pour le déjeuner après son passage quasi systématique par le micro-ondes. Mais au sein de cette catégorie Tupperware, vous êtes plusieurs…
Il y a ceux qui se préparent des trucs de fou, en passant la journée du dimanche à cuisiner leurs déjeuners pour toute la semaine, sortes de Bree van der Kamp de la pause déj’.
Il y a ceux qui prennent les restes de leur dîner de la veille et descendent donc déjà pas mal en sexyness concernant le contenu de leur Tupperware.
Et enfin il y a ceux qui y mélangent sans ménagement toutes sortes de restes plus ou moins récents «pour ne pas gâcher», à base de macédoine du dimanche, coquillettes jambon du petit qu’il n’a pas fini la veille et fin des épinards du dîner. L’odeur qui se dégage de leur Tupperware est toujours indéfinissable et, il faut l’avouer, cette technique de «fourres-y tout», n’aide vraiment pas à redorer le blason un peu vieilli du Tupperware.

Le planqué

Tu es un petit veinard, ou pas… car parfois c’est imbouffable et cela te rappelle juste de mauvais souvenirs d’enfance, mais tu as une cantine d’entreprise. Tous les jours, ton sort est donc plié.

Et toi, as-tu une autre façon bien à toi de faire ta pause déj ??

Tu peux retrouver cet article de Latte sans Sucre dans la section « c’est la vie du bureau » du HuffPost

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Le collègue stressé

Définition

On parle de collègue stressé, voir Surstressé, lorsque ce dernier parvient, à lui seul, à littéralement semer la panique dans un open space, et en un temps record.

Description

Les premiers signes d’une personne en phase de surstress au bureau sont discrets mais souvent annonciateurs. Cela se caractérise donc fréquemment par une façon subite de taper très fort et très vite sur les touches de son clavier, tout en pestant à voix haute sur la lenteur de son ordinateur.

Comportement

S’en suivent ensuite des comportements plus ostentatoires de la part du collègue Surstressé tels que courir, comme si chaque seconde comptait, pour se déplacer dans l’open space (pratique par ailleurs adulée de la Reine de l’open space pour se rendre intéressante) ou encore, grand classique, inonder la boîte entière de mails intitulés «URGENT» en rouge, en gras et en lettres capitales, avec une flopée de points d’exclamation.

Communication

La personne Surstressée dérive ensuite rapidement vers des échanges clairement agressifs avec ses collègues, de visibles difficultés à respirer normalement, pour finir par une perte définitive de tout self control. Ce dernier point pouvant notamment se traduire par des larmes, des cris, ou un enfermement dans les toilettes

Rapport aux autres

Dans un souci de transmettre son stress un maximum, le collègue Surtsressé va :
Se déplacer personnellement au bureau des ses collaborateurs avec un air totalement paniqué, les interrompant peu importe ce qu’ils sont en train de faire.
Rechercher un coupable, en accusant le premier collègue qui lui tombe sous la main d’être responsable du sois-disant problème.
Recouvrir de post-its «Urgent !!!», «rappelle-moi ASAP», «Où es-tu ?!?» le bureau des ses collègues absents quelques minutes de leur poste.

Caractéristique

Il s’avère presque toujours, au final, que la panique intégrale semée par un collègue Surstressé repose en fait sur un problème qui s’avère ne pas en être un, quelques minutes plus tard.

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